Site internet, réseaux sociaux, plaquette commerciale, trombinoscope, intranet… dès que la photo d’un collaborateur est diffusée, vous traitez une donnée personnelle et vous engagez le droit à l’image de cette personne. Pour sécuriser ces usages, on vous propose une autorisation droit à l’image modèle Word, prête à l’emploi, à faire signer par vos salariés avant toute diffusion.
Ce formulaire de droit à l’image, disponible en modèle Word, repose sur un double fondement : le RGPD et le droit à l’image protégé par le Code civil. Il vous permet de recueillir un accord clair, gratuit et révocable, en distinguant usage interne et usage externe.
Pourquoi l’image d’un salarié relève du RGPD ?
Une photo permettant d’identifier une personne physique constitue une donnée à caractère personnel au sens du RGPD, au même titre qu’un nom ou une adresse email. Dès lors que vous captez, stockez ou diffusez l’image d’un salarié, vous réalisez donc un traitement de données personnelles, qui doit reposer sur une base légale prévue par le RGPD.
Le sujet est en réalité encadré par deux textes qui se cumulent :
- Le RGPD, qui impose une base légale (généralement le consentement) pour tout traitement de l’image en tant que donnée personnelle.
- L’article 9 du Code civil, qui protège le droit de toute personne au respect de sa vie privée et de son image, indépendamment de tout traitement informatique.
Quelles règles suivre pour faire signer une autorisation droit à l’image modèle word ?
L’autorisation doit être recueillie avant toute photographie, vidéo ou prise de vue destinée à être diffusée, que le contenu final soit utilisé tel quel ou après une retouche photo. On distingue deux usages, à faire valider séparément :
- La communication externe (comptes sur les réseaux sociaux de l’entreprise, site internet, supports de communication, dossiers de presse, actions promotionnelles).
- La communication interne (annuaire interne, trombinoscope, intranet).
En proposant cette structure ; deux cases distinctes, vous permettez au salarié de consentir à l’un sans être contraint d’accepter l’autre, ce qui rend le consentement réellement libre et spécifique, comme l’exige le RGPD.
Ce que vous risquez en l’absence d’autorisation droit à l’image
Une atteinte au droit à l’image peut entraîner plusieurs types de sanctions, qui peuvent se cumuler :
- Au civil : le salarié lésé peut saisir le juge civil pour obtenir réparation de son préjudice, sous forme de dommages-intérêts et de retrait de l’image, sur le fondement de l’article 9 du Code civil.
- Au pénal : photographier ou filmer une personne dans un lieu privé, ou transmettre son image, sans son accord, est sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende (article 226-1 du Code pénal). Publier la photo ou la vidéo sans l’accord de la personne est sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 15 000€ d’amende, ce montant étant porté à 60 000€ et 2 ans d’emprisonnement pour un contenu à caractère sexuel (source : Service-Public.fr).
- Sur le plan administratif : le non-respect du RGPD peut être sanctionné par la CNIL, avec des amendes administratives pouvant atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial (source CNIL).
Obtenir une autorisation écrite avant toute captation ou diffusion reste donc la meilleure protection, quel que soit l’usage prévu.
Un exemple concret : un ancien salarié dont la photo reste visible sur le site ou les réseaux de l’entreprise après son départ est en droit d’en demander le retrait immédiat, sur le fondement de son droit de retrait du consentement. Sans procédure claire de retrait des supports, ce type de situation peut rapidement devenir une source de tension évitable.
Conditions d’utilisation et droit de retrait
Le consentement peut être retiré à tout moment, aussi simplement qu’il a été donné, en contactant le DPO par email ou par courrier postal. Ce retrait doit entraîner le retrait des contenus sur l’ensemble des supports concernés dans un délai raisonnable. Désignez un point de contact clair pour assurer la gestion de ces demandes.
La conformité RGPD au-delà de l’autorisation de droit à l’image
L’autorisation droit à l’image n’est qu’une pièce du puzzle. Le RGPD exige une protection rigoureuse des données personnelles des salariés et candidats. Que vous gériez vos RH en interne ou que vous proposiez des solutions RH (SIRH, paie, recrutement), la conformité est un enjeu stratégique.
En tant que DPO externe déclaré à la CNIL, Dipeeo prend en charge votre conformité RGPD de A à Z, pour en faire votre meilleur allié business :
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FAQ : Autorisation de droit à l’image
Peut-on utiliser ce modèle de formulaire pour d’autres types de contenus que des photos ?
Oui. Ce modèle de formulaire couvre aussi bien les photos que les vidéos de collaborateurs (interviews, témoignages, vidéos institutionnelles, formation), dès lors que la personne y est identifiable.
Quelles règles s’appliquent si un salarié refuse de signer l’autorisation ?
Les règles sont simples : un salarié est libre de refuser, et ce refus ne peut donner lieu à aucune sanction ni pression. En pratique, il suffit d’exclure ce collaborateur des supports de communication concernés, sans que cela remette en cause son contrat de travail.
Où trouver d’autres modèles de la même catégorie ?
Dipeeo propose plusieurs ressources de la même catégorie, comme le formulaire de demande de consentement RGPD ou la charte IA, pour couvrir l’ensemble de vos besoins documentaires en conformité avec le RGPD et l’AI Act.